MAISON-JARDIN | L. MCCOMBER - ARCHITECTURE VIVANTE

Dernière mise à jour : 22 mai

JARDIN DE VILLE

LIGNE 04 | ARCHITECTURE | ÉTÉ 2021

Photos | Raphaël Thibodeau

Texte | L. McComber - Architecture vivante + Isabelle Pronovost

 
 

Localisation | Montréal, Qc

Type de projet | Rénovation + Transformation

Réalisation | 2019

Bâti d'origine | 1944

Conception | 6 mois

Travaux | 8 mois

Superficie | 2260 pi2 / 210 m2

Budget approximatif | $$


Comment préserver les caractéristiques architecturales et le charme d’une maison d’après-guerre tout en l’adaptant aux besoins d’une famille du 21e siècle ? C’est le défi qu’a relevé avec brio et ingéniosité la firme L. McComber – architecture vivante en transformant une maison canadienne de la Cité-Jardin du Tricentenaire.


La Cité-Jardin du Tricentenaire est un projet domiciliaire de 167 propriétés situé dans l’angle sud-est de la rue Viau et du boulevard Rosemont, à Montréal. Ce projet a été conçu dans les années 1940 par l’Union économique d’habitation (UÉH), une association citoyenne visant la construction de maisons unifamiliales pour la classe ouvrière. Pour le réaliser, l’UÉH s’est alors inspirée du concept d’urbanisme britannique de la cité-jardin, une façon novatrice de repenser la ville, en opposition au quartier industriel (trop pollué) ou à la campagne (trop éloignée).



La conception d’une cité-jardin repose sur trois principes : une faible densité d’habitations dans des rues cul-de-sac pour réduire la circulation, beaucoup de verdure et d’arbres pour favoriser un air pur, et la présence d’éléments publics comme des parcs et des lieux culturels. Le Jardin botanique est mandaté pour assurer la réalisation de l’aménagement paysager ainsi que le remplacement des arbres au fil des ans. Pour le bâti, les principaux modèles proposés sont la maison canadienne – déclinée en deux versions – et le chalet suisse, pour ceux qui désirent une habitation plus spacieuse et cossue.

Afin de préserver le patrimoine historique et architectural de la Cité-Jardin, la Ville de Montréal et l’Arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie se sont dotés en 2013 d’un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA). Ce plan limite les transformations apportées aux habitations ; il est notamment interdit de modifier l’apparence d’origine des façades. Lorsqu’ils acquièrent une maison canadienne dans le quartier, les propriétaires sont conscients de cet enjeu. Mais comme la propriété doit tout de même être adaptée aux besoins de la famille, le couple fait appel aux services de L. McComber – architecture vivante pour réaliser ce projet.


Avec ces contraintes en tête, la firme choisit donc d’agrandir... par la lucarne arrière ! Cette ingénieuse solution permet d’augmenter la surface habitable tout en conservant l’empreinte au sol originale. La nouvelle section en porte-à-faux ajoute 150 pieds carrés de plus à l’étage et loge la chambre des parents ainsi que la salle de bain familiale. Au centre du deuxième étage, un petit walk-in et une grande salle de lavage sont aménagés.


Comme la salle de bain – qui était autrefois située sous la lucarne – a été déplacée vers l’arrière, les architectes décident d’utiliser l’espace ainsi libéré pour créer une double hauteur. La nouvelle fenêtre, dont le vitrage a été maximisé, inonde le couloir et l’escalier central d’une belle lumière. Au pied de cet escalier se trouve l’entrée munie d’un tapis de céramique qui mène vers un long banc avec garde‐robe et penderies intégrés.


Au rez-de-chaussée, les aires de vie sombres et désuètes sont retravaillées. Comme la firme a davantage de latitude pour modifier l’arrière de la propriété, elle déplace cuisine et porte-patio du côté ouest, là où la vue sur la cour est la plus intéressante. À partir du grand îlot, les parents peuvent aisément surveiller les enfants dans la cour comme dans le salon, l’entrée ou la salle à manger. La cuisine se prolonge harmonieusement vers le salon grâce à une longue banquette-bibliothèque, qui invite autant à la détente solitaire qu’aux rassemblements pour un cinq à sept. Enfin, la salle à manger avec vue sur le plan d’eau de la piscine offre une ambiance plus intime pour les repas en famille



S’harmonisant avec les planchers de merisier brut de l’époque, la palette utilisée pour la céramique et le stratifié du mobilier intégré est douce et enveloppante. L’escalier d’origine est restauré avec ses marches et contremarches en merisier massif. Il est ceint de nouveaux barrotins en tubes d’acier laqués blancs devenant merisier en franchissant le plancher de l’étage, lequel a été teint en blanc afin de masquer les traces d’usure. Cet intérieur apaisant offre d’ailleurs un agréable contraste avec la végétation luxuriante du site, un des aspects qui font justement de la Cité-jardin du Tricentenaire un lieu si convoité.


AVANT

Chargé de projet | Patrice Lebel Ingénieur | Nan Xu, ing. structure Ébénisterie | Tandem Aménagement paysager | Argento Toiture | MAC Métal architectural [Profilé d’acier MS 1 + Enduit acrylique Adex] Revêtement extérieur | Maxi-Forêt [Lambris de bois V-Groove]

Portes + Fenêtres | Dionne Architectural + Portes et fenêtres Nocra

Planchers | Armand Malo Foyer | Heat & Glo Robinetterie | Riobel + Dupont Plomberie Céramique | Ramacieri Soligo Comptoirs | Caesarstone Luminaires | Hamster + Schoolhouse + Sistemalux Papier peint | Empire Papier Peint Piscine | Trevi Électroménagers | JC Perreault

 

L. McCOMBER - ARCHITECTURE VIVANTE

6009, rue Saint-Hubert

Montréal (Québec)

H2S 2L8

T. 514 948-5669


info@lmccomber.ca

LMcComber.ca


Sur Instagram @l.mccomber

Sur Facebook @L-Mccomber-architecture-vivante


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