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RÉSIDENCE ST-IGNACE | NATHALIE THIBODEAU ARCHITECTE

Dernière mise à jour : 22 mai 2022

CADRE ENCHANTEUR

LIGNE 02 | ARCHITECTURE | ÉTÉ 2020

Texte | Mathieu Jacques Bourgault

Photos | Maxime Brouillet

 
 

Localisation | Saint-Ignace-de-Loyola, Qc

Type de projet | Construction neuve

Réalisation | 2019

Conception | 12 mois Travaux | 60 mois Superficie | 1800 p2 / 167 m2

Budget approximatif | $$


Située au cœur des îles de l’archipel du lac Saint-Pierre, dans la municipalité de Saint-Ignace-de-Loyola, cette magnifique résidence offre à ses habitants de profiter au maximum de la vue sur le fleuve, ainsi que du formidable environnement qui l’entoure. Malgré la proximité de la route, la conservation du boisé a permis de mettre en valeur les qualités intrinsèques de l’endroit et d’en préserver l’intimité.



Les maîtres des lieux – qui habitent Montréal, mais qui sont originaires de la région – désiraient renouer avec ce coin de pays qu’ils affectionnent depuis l’enfance. Comme l’un des propriétaires est artiste plasticien, le couple souhaitait jouir d’une demeure qui, en plus de pouvoir être aussi bien une résidence secondaire que principale, serait en mesure d’abriter un atelier de production, mais qui serait plus qu’un simple chalet au bord de l’eau.

Évidemment, il importait de pouvoir y profiter de la beauté du fleuve et du passage des bateaux, mais également d’autres points d’intérêt, tels que le bosquet de peupliers noirs, la cour avant verdoyante et l’usine en aval. Le bâtiment devait offrir plusieurs points de vue particuliers. Pour développer son concept, l’architecte Nathalie Thibodeau s’est inspirée des aménagements pavillonnaires des fermes situées aux alentours, sur l’île Saint-Ignace. Encore incomplet, le projet global comptera au final quatre pavillons.



À la maison et à l’atelier s’ajouteront éventuellement un pavillon moustiquaire et un hangar à bateau. L’aménagement de chaque pavillon sur le terrain s’articule à la manière de tableaux disposés dans une galerie d’art, rappelant la vocation d’artiste de l’un des occupants. Dans le but de démarquer les périodes de travail et de repos, l’atelier a été érigé en recul de la maison. Les deux bâtiments séparés mettent en vedette les peupliers noirs et le pavillon principal. Bien que la vue sur le fleuve s’en trouve partiellement cachée, celle-ci se dévoile dans toute sa majesté à l’intérieur. Une fois qu’on entre, de nouveaux tableaux s’offrent tout à coup, tels que la vue sur le jardin, ou encore celle sur les porte-conteneurs qui naviguent au large.



Le choix judicieux du revêtement de cèdre blanc participe grandement à la réussite de ce projet, puisqu’il intègre parfaitement la résidence à son environnement. Grâce à lui, les bâtiments évitent d’entacher le paysage. Ce matériau et sa couleur sont en effet les plus employés sur l’île ; l’architecte a tout de même décidé de le retravailler à la verticale afin de l’actualiser.