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ATELIER C | NICHOLAS FRANCOEUR

UN REFUGE, COMME UNE RESPIRATION

LIGNE 06 | ARCHITECTURE | ÉTÉ 2022

Photos | Raphaël Thibodeau

Texte | Lorène Copinet + Dave Richard

 
 

Localisation | Eastman, Qc

Type de projet | Construction neuve

Budget approximatif | $$

Réalisation | 2021

Conception | 6 mois

Travaux | 8 mois

Superficie | 2300 pi2 / 214 m2


À Eastman, en Estrie, Atelier C est le refuge au cœur des bois de deux artistes. Tel un bastion avec ses murs épais comme des fortifications et ses meurtrières pour observer l’environnement, la maison enveloppe et protège tout en s’ouvrant finement sur la nature : une respiration propice à la créativité.



Les clients souhaitant une maison de plain-pied avec une toiture monopente, Nicholas Francoeur, le concepteur du projet, a conçu l’architecture autour de ces lignes directrices tout en intégrant une dimension solaire passive. Ainsi, le toit s’élève dans le ciel en porte à faux afin de bloquer le soleil du sud en été. Nicholas Francoeur avait à cœur l’efficacité énergétique et souhaitait construire intelligemment : « Les techniques de construction avancées que nous avons utilisées ont permis de réduire les déchets et la quantité de matériaux tout en minimisant les ponts thermiques. Pour les hivers québécois, nous avons opté pour des murs en bois d’ingénierie isolés de cellulose à haute densité et d’autres enfibre de bois, ce qui permet d’obtenir des murs dont l’efficacité énergétique est plus de deux fois supérieure à celle exigée par le Code du bâtiment. » Grâce aux techniques et aux matériaux dernier cri utilisés dans le projet, celui-ci se donne toutes les chances de décrocher une certification LEED platine.



Une maison efficace énergétiquement, mais qui n’oublie pas l’esthétique. Pour Nicholas Francoeur, il était important de rendre les bordures de toit attrayantes et élégantes afin que ce détail fonctionnel fasse partie intégrante de l’esthétique du projet. Habillée d’un revêtement de cèdre carbonisé, la maison a la particularité d’avoir ses soffites en cèdre blanchi ainsi que ses plafonds en tremble blanchi. L’hiver, ce contraste est magnifié lorsque la neige recouvre et enveloppe la résidence : l’effet noir et blanc est saisissant. L’été, le caractère foncé de l’enveloppe et la série de hautes fenêtres étroites rappelant une colonnade créent une sensation d’immersion dans les bois environnants.



Elle étant écrivaine et lui, photographe et musicien, la maison devait comporter, en plus des pièces habituelles, des lieux où ils pourraient travailler sur leurs différents projets. Les bureaux d’écriture et de retouche photo ont été orientés au nord afin de profiter de la douceur et de la constance de la lumière. « Quand j’étais à l’école d’architecture, il y avait un endroit dans la bibliothèque avec une fenêtre orientée vers le nord où j’adorais étudier. La façon dont la lumière frappait la page était douce et uniforme, c’était magnifique. Cette lumière est extrêmement inspirante et propice à s’asseoir tranquillement et à travailler », témoigne le designer. Ouverts sur le reste de la maison, ces deux espaces créatifs ont la particularité de ne pas être des bureaux fermés. Séparés entre eux par des murs d’intimité qui favorisent la créativité, ils sont reliés par une circulation qui crée le passage d’un espace à l’autre et permet au couple d’être à la fois ensemble et chacun dans son univers.