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Des sushis qui rassemblent : le Tamisé, à Montréal

Salle à manger du restaurant Tamisé à Montréal avec murs de briques, tables en bois et suspensions tressées.
La salle à manger du restaurant Tamisé à Montréal combine briques apparentes, bois clair et luminaires tressés dans une atmosphère chaleureuse.

design

Restaurant

Texte
Delphine Huguet

Photos
Christophe Roberge

Dans le quartier en pleine effervescence d’Hochelaga, Tania Morrison et ses associés, Michael Galvao et Stéphanie Gagné, ouvrent Tamisé, un restaurant de sushis qui brise les barrières : accessibles, savoureux et conviviaux. Un mélange de recettes emblématiques et de touches maison, pensé pour plaire autant aux amateurs qu’à celles et ceux qui croyaient ne jamais aimer les sushis. À la fois intime et chaleureux, c’est une adresse qui rassemble.

Pour la cofondatrice, Tania Morrison, qui avait déjà marqué l’est de Montréal avec Sata Sushi, aux côtés de Michael Galvao, il s’agit d’un retour aux sources. Après l’aventure de ses deux premiers restaurants, l’entrepreneure, issue d’une famille du milieu de la construction, s’est lancée dans le design d’intérieur en ouvrant sa boutique et son agence LOVACO. Depuis, elle a signé le design de plusieurs dizaines de restaurants à Montréal. Avec Tamisé, elle boucle un cycle où son amour du design et de la restauration se rencontre assurément. Stéphanie apporte quant à elle l’expérience acquise dans ses propres passages en restauration et son expertise en gestion, enrichissant l’équipe d’une autre sensibilité du métier.

L’intérieur du restaurant Tamisé mise sur une lumière douce et des matériaux naturels pour créer un espace convivial.
Le service au restaurant Tamisé privilégie une esthétique sobre qui accompagne la cuisine japonaise contemporaine.
Les briques apparentes et les luminaires suspendus structurent l’ambiance chaleureuse du restaurant Tamisé.

L’identité du lieu se lit dès l’entrée. Ici, pas de design tape-à-l’œil ou d’effet de mode, mais une recherche d’équilibre entre noblesse des matériaux et confort quotidien.

« Je voulais quelque chose d’intemporel, qui reste chaleureux l’hiver comme l’été », explique Tania Morrison.

Au cœur de cette atmosphère, des bancs d’église recyclés : « C’était vraiment une question de feeling. Quand je suis tombée sur ces bancs d’église, ça a été un coup de cœur. Les lignes étaient simples, les courbes magnifiques, la couleur du bois parfaite. J’ai tout de suite su que ça allait fonctionner pour le restaurant. »

Si le design incarne l’âme du lieu, c’est bien la carte qui fait battre le cœur du Tamisé. Inspirée directement de son expérience en restauration, Tania Morrison reprend certaines recettes phares qu’elle a créées, comme les flambés : « Évidemment, il fallait absolument ramener les sushis flambés. Au Sata, on déposait un tartare avec notre mayonnaise épicée maison, puis on faisait saisir le tout à la torche. »

Au comptoir de Tamisé, les chefs préparent les sushis devant les convives dans une atmosphère intime.
En cuisine, les sushis de Tamisé sont dressés avec précision avant d’être servis aux tables.
Le nom du restaurant Tamisé apparaît gravé sur la verrerie utilisée au service.

Pour Tania, Stéphanie et Michael, l’idée était de répondre aux goûts d’une clientèle variée, parfois intimidée par la cuisine japonaise traditionnelle.

« Je pense qu’il y a quelque chose d’accessible dans le goût chez Tamisé. Pas juste dans le prix, mais vraiment dans le goût. Pour des gens qui pensaient ne pas aimer les sushis, c’est une découverte. On ne voulait pas être un “sushi rapide” ni une adresse de haute gastronomie : on est dans un juste milieu, un resto de quartier », explique Tania Morrison.

Le choix d’Hochelaga n’a rien d’anodin. Déjà en 2005, l’ouverture de Sata Sushi à l’est de Montréal avait fait figure de pari audacieux : « Pour moi, c’était comme le Brooklyn de Montréal. L’architecture est incroyable, il y a une énergie artistique. Vingt ans plus tard, en 2025, on ouvre Tamisé, un peu plus à l’est. C’est comme boucler la boucle. »

Le comptoir central du restaurant Tamisé crée un espace de rencontre entre cuisine et salle.
L’aménagement de Tamisé privilégie les matériaux naturels et une atmosphère chaleureuse.
La cuisine ouverte de Tamisé permet d’observer le travail précis des chefs.

Au-delà du symbole, Tania Morrison revendique un engagement actif dans la vie du quartier : « Je tiens beaucoup à mon quartier. Ce qui m’a attirée dans Hochelaga, c’est que c’est vraiment un quartier inclusif. »

Tamisé relève ce pari et offre une carte accessible et inclusive, où tout le monde est le bienvenu.

Les trois copropriétaires du Tamisé, Stéphanie Gagné, Tania Morisson et Michael Galvao.
Nigiri servis au restaurant Tamisé à Montréal, une cuisine japonaise contemporaine présentée avec précision.

Tamisé
(4721, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Qc, H1V 1Z3)

Sur Instagram @tamisesushi

Cet article fait partie du numéro 13

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